The Conversation - La saison des feux de forêt change au Canada et pose des risques encore plus grands pour les communautés et les écosystèmes du pays.

"LeCanada se trouve à un moment charnière de la gestion des risques d'incendie de forêt en raison de l'expansion des zones d'utilisation des terres, de la sécheresse prolongée et de l'intensification des conditions météorologiques propices aux incendies. En l'absence d'une stratégie à plusieurs volets, les incendies de forêt continueront à représenter une menace croissante pour les écosystèmes, les infrastructures et la sécurité publique."
- Hossein Bonakdari, professeur associé à l'Université d'Ottawa/University of Ottawa

Un immeuble résidentiel dévasté à Jasper, en Alberta, est montré lors d'une visite. Les feux de forêt qui empiètent sur la ville de Jasper ont forcé l'évacuation du parc national. THE CANADIAN PRESS/Amber Bracken

Cet article récent de The Conversation montre que la saison des feux de forêt au Canada devient de plus en plus imprévisible et dangereuse, et qu'elle présente des risques croissants pour les communautés et les écosystèmes. Autrefois cantonnés à la fin du printemps et à l'été, les incendies de forêt brûlent désormais toute l'année. En 2024, la saison des incendies de l'Alberta a débuté en février, tandis que le Québec a connu à la mi-mars son quatrième incendie de forêt le plus précoce depuis 1973. La Colombie-Britannique a également signalé des incendies de début de saison peu de temps après, soulignant la nature changeante de ces événements extrêmes.

Le rapport souligne que la saison des incendies de forêt au Canada en 2023 a été l'une des plus catastrophiques jamais enregistrées, avec plus de 18,4 millions d'hectares de forêts brûlées. Plus de 232 000 personnes ont dû être évacuées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Québec. L'ampleur de la destruction a été stupéfiante, non seulement en termes de déplacement, mais aussi en termes d'impact sur l'environnement. Cette année-là, les incendies de forêt ont rejeté plus de trois fois les émissions annuelles de CO₂ de l'ensemble du secteur des transports au Canada, ce qui a encore renforcé les inquiétudes concernant le climat.

Les experts avertissent que la sécheresse est un facteur clé qui accélère les risques d'incendie de forêt. Les conditions de sécheresse créent un cycle dangereux, prolongeant le temps chaud et venteux tout en augmentant l'inflammabilité de la végétation. En 2024, près de la moitié du Canada sera classée comme anormalement sèche ou en situation de sécheresse modérée à extrême, les régions agricoles étant particulièrement touchées. Des recherches ont montré qu'il existe un lien étroit entre la faible humidité du sol et l'augmentation des incendies de forêt, ce qui renforce le besoin urgent de stratégies proactives de gestion des incendies.

À mesure que les zones urbaines s'étendent dans des paysages exposés aux incendies de forêt, le risque pour les établissements humains augmente. Au Canada, l'interface entre les zones urbaines et les zones sauvages (WUI), où la végétation naturelle rencontre les zones développées, augmente rapidement. Les récents incendies de forêt en Californie ont démontré les conséquences dévastatrices de la construction dans des zones à haut risque, avec des milliards de dollars de dégâts et des évacuations massives. Les villes canadiennes confrontées à des problèmes d'expansion similaires doivent intégrer dans leurs politiques de planification des mesures d'atténuation des incendies de forêt, telles que les brûlages contrôlés, la gestion de la végétation et les infrastructures résistantes au feu.

Alors que le changement climatique continue de provoquer des incendies de forêt plus extrêmes et plus fréquents, des initiatives telles que le projet Canada1Water (C1W) deviennent de plus en plus vitales. C1W fournit des données essentielles sur l'évolution des systèmes hydriques, ce qui aide les chercheurs et les décideurs à mieux comprendre les schémas de sécheresse et à élaborer des stratégies de prévention des incendies de forêt fondées sur des données scientifiques.

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